Cet investissement locatif est-il vraiment rentable ?
Réglez le bien et le financement : rendement net, cash-flow mensuel et revente, en fourchette honnête.
Ville d'exemple
Le rendement dépend du prix local et des loyers. Choisissez votre ville : prix au m², loyer et quartiers se pré-remplissent avec les vraies données.
Comment calculer le rendement locatif
Le rendement locatif mesure ce que votre bien rapporte, rapporté à ce qu'il coûte. Trois niveaux existent, du plus optimiste au plus honnête. Le brut sert à comparer vite, le net reflète la réalité, le net-net dit ce qui vous reste vraiment. Notre simulateur affiche les trois, sans en cacher aucun.
Le rendement brut
Loyer annuel divisé par le prix d'achat, multiplié par cent. Rapide à calculer, utile pour comparer deux annonces. Il ne dit rien des charges ni de l'impôt.
Le rendement net
On retire les charges du propriétaire : taxe foncière, gestion, assurance, provision travaux, vacance. C'est votre vrai bénéfice avant impôt, souvent deux à trois points sous le brut.
Le rendement net-net
On enlève enfin l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, selon votre régime. C'est ce qui atterrit réellement sur votre compte, une fois tout payé.
Un exemple : un T2 loué 550 € qui coûte 130 000 € affiche 5,1 % brut. Après taxe foncière, gestion, assurance et quelques semaines de vacance, le net tombe souvent autour de 3,5 à 4 %. C'est ce chiffre qui compte pour décider, pas l'accroche des annonces.
Cash-flow mensuel
effort d'épargne : le loyer ne couvre pas encore la mensualité
− 272 €/mois
Cet effort n'est pas une perte : chaque mois, une part de la mensualité rembourse du capital. Au terme du crédit, le bien est à vous — c'est le patrimoine qui se construit, au-delà du cash-flow.
Le cash-flow : ce qui reste chaque mois
Le rendement est un pourcentage, le cash-flow un montant. On prend le loyer encaissé, on retire la mensualité de crédit, l'assurance et les charges. Ce qui reste, positif ou négatif, c'est votre cash-flow. Il dit si le bien se paie tout seul, ou s'il faut compléter de votre poche.
Négatif au début, c'est fréquent
Avec un apport faible et un crédit long, la mensualité dépasse souvent le loyer les premières années. L'écart, c'est votre effort d'épargne. Il se réduit à mesure que le loyer suit l'inflation et que le capital se rembourse.
Le point mort, année après année
Le simulateur repère l'année où le bien s'autofinance, puis celle où votre mise de départ est récupérée. Deux repères concrets, plus parlants qu'un rendement affiché seul.
Quel rendement locatif viser
Il n'y a pas de bon chiffre universel. Un rendement élevé récompense un risque plus grand : vacance, travaux, revente plus lente. Un rendement bas s'accompagne souvent d'une meilleure liquidité et d'une plus-value plus probable. Ces ordres de grandeur situent, ils ne promettent rien.
| Profil | Rendement brut | Net (pendant le prêt) | Horizon |
|---|---|---|---|
| Grande métropole, valeur sûre | 3 à 5 % | 1 à 2 % | Long terme, revente |
| Ville moyenne équilibrée | 5 à 7 % | 2 à 3 % | 10 à 15 ans |
| Périphérie, petite surface | 7 à 9 % | 3 à 5 % | 15 à 20 ans |
Un bon rendement ne suffit pas à faire un bon placement. Regardez aussi la vacance, la dynamique du marché et la demande locative de la commune avant de vous décider.
Le régime fiscal change tout
Deux biens identiques peuvent rapporter très différemment une fois l'impôt passé. Tout se joue sur le régime : location nue ou meublée, forfait ou réel. Les loyers s'ajoutent à vos revenus et supportent l'impôt sur le revenu, puis les prélèvements sociaux, à 17,2 % en nu et 18,6 % en meublé.
| Régime | Location | Base imposable | Plafond |
|---|---|---|---|
| Micro-foncier | Nue | Loyers − 30 % (abattement forfaitaire) | 15 000 € de loyers/an |
| Réel (foncier) | Nue | Loyers − charges − intérêts (déficit imputable 10 700 €/an) | Sans plafond |
| LMNP micro-BIC | Meublée | Recettes − 50 % (abattement forfaitaire) | 77 700 € de recettes/an |
| LMNP réel | Meublée | Recettes − charges − intérêts − amortissements | Sans plafond |
Le bloc fiscalité du simulateur reste optionnel et indicatif. L'impôt réel dépend de votre tranche et de votre situation : un expert-comptable tranche votre cas, surtout au réel meublé où l'amortissement pèse lourd.
La revente : plus-value et abattements
Le jour de la revente, vous encaissez le prix, vous soldez le crédit restant, et vous payez l'impôt sur la plus-value s'il y en a une. Bonne nouvelle : plus vous gardez le bien, moins la plus-value est taxée. Les abattements courent avec la durée de détention, et ils diffèrent entre l'impôt et les prélèvements sociaux.
Impôt sur le revenu
19 % sur la plus-value, avec un abattement qui monte de la 6e à la 22e année. Exonération totale à 22 ans de détention.
Prélèvements sociaux
17,2 %, avec un abattement plus lent. Exonération totale seulement à 30 ans. C'est cette part qui dure le plus longtemps.
Le cap des 25 ans
À 25 ans, l'impôt sur le revenu est déjà purgé et les prélèvements sociaux presque effacés. La revente devient nettement plus légère fiscalement.
La résidence principale, elle, est totalement exonérée de plus-value. Ces règles concernent l'investissement locatif et la résidence secondaire.
Notre méthode, sans prédiction de prix
Le simulateur part de vraies données. Le prix au mètre carré vient des transactions DVF de votre commune, lissées sur trois ans pour gommer les à-coups. Le loyer s'appuie sur la carte des loyers officielle. Vous pouvez tout ajuster, mais vous démarrez sur du concret, pas sur une moyenne nationale.
Nous ne prédisons pas les prix. L'évolution du bien est un scénario que vous fixez, réglé à 0 % par défaut. Prévoir la hausse d'une commune précise n'est ni fiable, ni honnête : l'estimation d'un prix local porte déjà une marge d'environ 26 %. C'est pourquoi chaque résultat sort en fourchette, jamais en chiffre unique. Quand vous affinez par quartier, seul le prix d'achat bouge : les loyers fiables n'existent pas sous la commune, on l'indique clairement.
En toute transparence : cet outil donne un ordre de grandeur pour cadrer un projet, pas un conseil en investissement. Le rendement réel dépendra de votre bien, de votre gestion et du marché. Validez toujours avec les professionnels concernés, notaire, courtier et expert-comptable.
Nos sources
Les données du simulateur et le contenu de cette page s'appuient sur des sources publiques et des textes officiels.
DVF (Demandes de valeurs foncières)
Transactions immobilières réelles, base des prix au m² lissés sur trois ans.
Carte des loyers (data.gouv.fr)
Loyers de marché par commune, produits par les services de l'État.
Service-public.fr & BOFiP
Régimes fiscaux (micro-foncier, LMNP), abattements plus-value, prélèvements sociaux.
HCSF
Règles d'endettement (35 %, durée 25 ans) appliquées au volet financement.
Cadrez votre projet avec nos autres outils
Le rendement n'est qu'une pièce du puzzle. Regardez ce que vous pouvez emprunter, où votre budget vous emmène, et ce que la revente laissera après impôt.
La Carte des Possibles
Où votre budget vous emmène en France
Capacité d'emprunt
Règle HCSF et reste à vivre, sans boîte noire
Assurance emprunteur
L'assurance de prêt coûte trop cher. Voyez combien vous récupérez.
Taxe foncière
Ce que vous paierez vraiment, commune par commune
Plus-value immobilière
Ce qu'il vous restera après impôt
Questions fréquentes
Le rendement brut se calcule en un geste : loyer annuel divisé par le prix d'achat, multiplié par cent. Un T2 loué 550 € qui coûte 130 000 € rapporte donc 5,1 % brut. Le rendement net va plus loin. Il retire les charges qui pèsent chaque année : taxe foncière, gestion, assurance, copropriété, provision travaux, et le loyer perdu pendant la vacance. Le net-net déduit en plus l'impôt, selon votre régime. Notre simulateur affiche les trois, sans masquer une seule charge.
Il n'existe pas de bon chiffre universel. Le rendement dépend de la ville, de la surface et du risque que vous acceptez. Dans les grandes métropoles, un brut de 3 à 5 % s'accompagne souvent d'une meilleure revente. En périphérie ou sur des petites surfaces, on vise 6 à 9 % pour compenser la vacance et les travaux. Le net, lui, tombe plus bas une fois les charges et le crédit pris en compte. Le tableau donne des ordres de grandeur, pas une promesse.
| Profil | Rendement brut | Horizon typique |
|---|---|---|
| Grande métropole, valeur sûre | 3 à 5 % | Long terme |
| Ville moyenne équilibrée | 5 à 7 % | 10 à 15 ans |
| Périphérie, petite surface | 7 à 9 % | 15 à 20 ans |
Le brut ignore tout sauf le loyer et le prix. Il sert à comparer vite deux annonces, rien de plus. Le net retire les charges réelles du propriétaire : taxe foncière, frais de gestion, assurance, provision pour travaux, vacance locative. C'est votre vrai bénéfice avant impôt. Le net-net descend encore d'un cran en enlevant l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Un écart de deux à trois points entre le brut et le net est courant. Un rendement affiché « 7 % brut » veut donc souvent dire 3 à 4 % net.
Le cash-flow, c'est ce qui reste chaque mois une fois tout payé. On prend le loyer encaissé, puis on retire la mensualité du crédit, l'assurance et les charges. S'il reste de l'argent, le cash-flow est positif. S'il en manque, vous complétez de votre poche : c'est l'effort d'épargne. Un cash-flow légèrement négatif au début est fréquent, surtout avec un apport faible et un crédit long. Il s'améliore avec le temps, à mesure que le loyer suit l'inflation et que le capital se rembourse.
Non, pas toujours. Tout dépend de votre objectif. Si vous cherchez un complément de revenu immédiat, viser un cash-flow positif ou neutre a du sens. Si vous construisez un patrimoine sur quinze ou vingt ans, un effort d'épargne mensuel modéré peut se justifier : le locataire rembourse une grande partie du crédit à votre place. Le vrai risque, c'est l'effort trop lourd, qui vous fragilise au moindre imprévu. Notre simulateur affiche l'effort d'épargne mois par mois pour que vous décidiez en connaissance de cause.
L'apport joue sur deux plans opposés. Plus il est élevé, plus la mensualité baisse, donc le cash-flow s'améliore. Mais le rendement rapporté à l'argent réellement immobilisé peut diminuer, car l'effet de levier du crédit s'amenuise. Beaucoup d'investisseurs limitent l'apport pour garder de la trésorerie et démultiplier ce levier. D'autres préfèrent sécuriser un cash-flow positif. Aucune règle ne vaut pour tout le monde. Faites glisser le curseur d'apport dans le simulateur pour voir l'arbitrage en direct.
Le choix dépend de la location, nue ou meublée, et du niveau de vos charges. En location nue, le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % sous 15 000 € de loyers. Le régime réel devient intéressant dès que vos charges et intérêts dépassent cet abattement, avec un déficit foncier imputable jusqu'à 10 700 € par an. En meublé, le statut LMNP au micro-BIC offre 50 % d'abattement, et le réel permet d'amortir le bien. Notre estimation reste indicative : un expert-comptable tranche votre cas précis.
| Régime | Location | Abattement | Plafond |
|---|---|---|---|
| Micro-foncier | Nue | 30 % | 15 000 € |
| LMNP micro-BIC | Meublée | 50 % | 77 700 € |
| Réel | Nue ou meublée | Charges réelles | Aucun |
Les loyers s'ajoutent à vos revenus et sont taxés à deux étages. D'abord l'impôt sur le revenu, à votre tranche marginale. Ensuite les prélèvements sociaux, à 17,2 % en location nue. En meublé, ils grimpent à 18,6 %. L'assiette dépend du régime : abattement forfaitaire au micro, ou charges et amortissements déduits au réel. Un même loyer peut donc être très peu taxé au réel meublé, et davantage au micro. Le bloc fiscalité du simulateur reste optionnel, car le montant exact dépend de votre situation personnelle.
À la revente, vous encaissez le prix, vous soldez le capital restant du crédit, et vous payez l'impôt sur la plus-value s'il y en a une. La plus-value est la différence entre le prix de vente et le prix d'achat majoré des frais. Elle bénéficie d'abattements pour durée de détention : l'impôt sur le revenu s'efface à 22 ans, les prélèvements sociaux à 30 ans. À 25 ans de détention, l'impôt est déjà presque purgé. Le simulateur projette cette valeur nette de revente, en fourchette, sur tout l'horizon.
Non, et c'est volontaire. Personne ne connaît le prix de l'immobilier dans dix ans. Le simulateur ne prédit rien : il projette un scénario que vous paramétrez, avec une évolution des prix fixée à 0 % par défaut. Vous pouvez tester une hausse ou une baisse pour en voir l'impact, mais cela reste une hypothèse, pas une prévision. Les résultats sortent toujours en fourchette basse, centrale et haute, jamais en chiffre unique. L'estimation du prix d'achat comporte elle-même une marge d'environ 26 %, que nous assumons.
Le prix au mètre carré vient des transactions réelles DVF, lissées sur trois ans pour éviter les à-coups. Le loyer s'appuie sur la carte des loyers officielle, à l'échelle de la commune. Quand vous affinez par quartier, seul le prix d'achat s'ajuste, car les loyers fiables n'existent pas à cette maille en France. Le loyer reste alors une estimation à l'échelle de la ville, signalée par un badge. Ces valeurs sont des points de départ : vous les remplacez par les vôtres dès que vous avez une annonce ou un bail réel.
Non. Le rendement ne dit rien de la demande locative ni de la facilité à revendre. Une ville peut afficher un rendement élevé parce que ses prix sont bas, tout en comptant beaucoup de logements vides. Avant de vous décider, regardez la vacance, la dynamique du marché et la tension locative. Le rendement est un point de départ, pas un feu vert. Nos pages ville et la Carte des Possibles complètent l'analyse, commune par commune.
Méthode : les prix viennent des transactions réelles DVF, lissées sur trois ans ; les loyers de la carte des loyers officielle, à l'échelle de la commune. Le simulateur ne prédit pas les prix (scénario fixé à 0 % par défaut) et affiche toujours une fourchette. Projection indicative, sans valeur de conseil en investissement.