Habity, accueil

Les villes les plus froides de France

La commune la plus froide de France est Val-d'Isère (73), avec 4,6 °C de moyenne annuelle. Suivent Tignes et Bois-d'Amont. Le haut du classement appartient à la haute montagne et au Haut-Jura, où l'altitude et l'éloignement de la mer se cumulent.

9 855 communes classéesSource : Météo-France
Ville la plus froide : Val-d'Isère, 4,6 °CMédiane du classement : 13,0 °CMoyenne nationale : 12,9 °C9 855 communes · Météo-France, moyenne 2023-2025
#CommuneTempérature moyenne
1
Val-d'Isère73
Jours de gel 182 joursJours de neige 226 jours
4,6 °C
2
Tignes73
Jours de gel 183 joursJours de neige 196 jours
5,4 °C
3
Bois-d'Amont39
Jours de gel 115 joursJours de neige 94 jours
8,1 °C
4
Mouthe25
Jours de gel 117 joursJours de neige 80 jours
8,1 °C
5
Les Rousses39
Jours de gel 129 joursJours de neige 73 jours
8,3 °C
6
Saint-Laurent-en-Grandvaux39
Jours de gel 129 joursJours de neige 44 jours
8,3 °C
7
Prémanon39
Jours de gel 119 joursJours de neige 37 jours
8,3 °C
8
Métabief25
Jours de gel 114 joursJours de neige 58 jours
8,4 °C
9
Châtel74
Jours de gel 104 joursJours de neige 8 jours
8,4 °C
10
Jougne25
Jours de gel 115 joursJours de neige 8 jours
8,7 °C
11
Val-Cenis73
Jours de gel 135 joursJours de neige 207 jours
8,8 °C
12
Les Fourgs25
Jours de gel 105 joursJours de neige 60 jours
8,8 °C
13
Foncine-le-Haut39
Jours de gel 117 joursJours de neige 45 jours
8,9 °C
14
Langogne48
Jours de gel 96 joursJours de neige 14 jours
9,0 °C
15
Saint-Chaffrey05
Jours de gel 142 joursJours de neige 141 jours
9,0 °C
16
Saint-Alban-sur-Limagnole48
Jours de gel 110 joursJours de neige 14 jours
9,0 °C
17
Labergement-Sainte-Marie25
Jours de gel 115 joursJours de neige 36 jours
9,0 °C
18
Morbier39
Jours de gel 114 joursJours de neige 58 jours
9,1 °C
19
Peyre en Aubrac48
Jours de gel 100 joursJours de neige 10 jours
9,1 °C
20
Briançon05
Jours de gel 137 joursJours de neige 141 jours
9,2 °C
21
Autrans-Méaudre en Vercors38
Jours de gel 113 joursJours de neige 1 jour
9,2 °C
22
Modane73
Jours de gel 123 joursJours de neige 191 jours
9,2 °C
23
Lans-en-Vercors38
Jours de gel 113 joursJours de neige 0 jour
9,2 °C
24
Morzine74
Jours de gel 88 joursJours de neige 194 jours
9,2 °C
25
Abondance74
Jours de gel 92 joursJours de neige 41 jours
9,2 °C
Comment lire ce classement ?
Les valeurs sont des moyennes des trois dernières années (2023-2025), calculées à partir des relevés de Météo-France (grille climatique SAFRAN). La barre situe chaque commune sur une échelle de 0 à 20 °C, et le trait pointillé marque la moyenne nationale (12,9 °C). En montagne, l'altitude fait chuter la température : la présence de villes d'altitude en tête n'est pas un défaut de mesure, c'est le climat réel. Les écarts de quelques dixièmes entre communes voisines ne sont pas significatifs, c'est le climat de la région qui parle. Le classement retient les communes de 1 000 habitants et plus.
Page 1 / 395

Le top des villes les plus froides, en détail

Des Alpes au Jura, des Vosges au Massif central, voici les villes de plus de 5 000 habitants où la température moyenne est la plus basse de France. Ville par ville, ce que disent les relevés et ce qui explique un tel froid.

1

Val-d'Isère (73)

8,3 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
4,6 °C
Jours de gel
182 jours
Jours de neige
226 jours

Val-d'Isère est la commune la plus froide de France, 4,6 °C de moyenne annuelle. Le village vit à 1 850 mètres au fond d'une haute vallée de Tarentaise, et son territoire monte bien au-delà de 3 000 mètres. L'altitude fait tout le travail, la température perdant environ un demi-degré tous les cent mètres de dénivelé. La neige tient une grande partie de l'année, ce qui a fait la fortune de la station. Il tombe de l'eau ou de la neige 130 jours par an.

2

Tignes (73)

7,5 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
5,4 °C
Jours de gel
183 jours
Jours de neige
196 jours

Tignes suit sa voisine de près, à 5,4 °C. Le village actuel a été rebâti en altitude après la mise en eau du barrage qui a englouti l'ancien bourg en 1952. Ses quartiers les plus hauts dépassent 2 000 mètres et touchent le glacier de la Grande Motte, ce qui permet de skier une partie de l'été. Le soleil y est pourtant généreux, 2 003 heures par an, au-dessus de la moyenne française.

3

Bois-d'Amont (39)

4,8 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,1 °C
Jours de gel
115 jours
Jours de neige
94 jours

Bois-d'Amont ouvre la longue série jurassienne de ce classement, à 8,1 °C. Le village s'étire dans la vallée de l'Orbe, un peu au-dessus de 1 000 mètres, tout près de la frontière suisse. Le Haut-Jura cumule deux handicaps thermiques, l'altitude et l'éloignement de la mer, ce qui lui vaut des hivers plus rudes qu'à la même hauteur dans les Alpes du Sud. Les précipitations tombent 157 jours par an.

4

Mouthe (25)

4,8 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,1 °C
Jours de gel
117 jours
Jours de neige
80 jours

Mouthe porte depuis longtemps le surnom de petite Sibérie française. Le village doit sa réputation à sa combe, une cuvette fermée où l'air froid s'accumule les nuits claires d'hiver sans pouvoir s'échapper, ce qui y fait régulièrement descendre le thermomètre parmi les valeurs les plus basses relevées dans le pays. La moyenne annuelle, elle, s'établit à 8,1 °C. Le phénomène est très local. À quelques kilomètres de là, sur les hauteurs, il fait souvent plus doux qu'au fond du trou.

5

Les Rousses (39)

4,6 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,3 °C
Jours de gel
129 jours
Jours de neige
73 jours

Les Rousses partage les 8,3 °C de ses voisines du Haut-Jura. La commune s'étage autour de 1 100 mètres, au bord du lac des Rousses et à quelques kilomètres de la Suisse. Avec 3 740 habitants, c'est la plus peuplée de ce classement, la station et l'emploi frontalier y retenant une vraie population à l'année. Il y a 161 jours de précipitations par an, l'un des totaux les plus élevés du haut du classement.

6

Saint-Laurent-en-Grandvaux (39)

4,6 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,3 °C
Jours de gel
129 jours
Jours de neige
44 jours

Saint-Laurent-en-Grandvaux occupe le Grandvaux, un plateau jurassien réputé pour la longueur de ses hivers. La moyenne annuelle atteint 8,3 °C. Le bourg se tient vers 900 mètres, une altitude modeste pour un tel froid, mais le plateau piège l'air froid et le relief coupe les influences douces venues de l'ouest. Les 161 jours de précipitations annuelles tombent en bonne partie sous forme de neige.

7

Prémanon (39)

4,6 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,3 °C
Jours de gel
119 jours
Jours de neige
37 jours

Prémanon grimpe sur les pentes du Haut-Jura, voisine immédiate des Rousses, avec la même moyenne de 8,3 °C. Le village abrite un centre consacré aux régions polaires, ce qui n'a rien d'un hasard dans une commune où l'enneigement dure des mois. On y compte 157 jours de précipitations par an. Le ski de fond y a longtemps davantage compté que le ski alpin.

8

Métabief (25)

4,5 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,4 °C
Jours de gel
114 jours
Jours de neige
58 jours

Métabief affiche 8,4 °C, au pied du mont d'Or, point culminant du Doubs. La station est devenue un cas d'école de l'adaptation au réchauffement, ayant programmé l'arrêt de son ski alpin faute de neige suffisante à cette altitude, pour miser sur les activités des quatre saisons. Le froid reste pourtant bien réel, avec 155 jours de précipitations et un soleil généreux, 2 036 heures par an.

9

Châtel (74)

4,5 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,4 °C
Jours de gel
104 jours
Jours de neige
8 jours

Châtel se blottit tout au bout du val d'Abondance, contre la frontière suisse, et relève 8,4 °C. Le village vit vers 1 200 mètres dans un cirque de montagnes qui lui vole du soleil en hiver tout en retenant l'air froid au fond de la vallée. Son domaine skiable appartient au vaste ensemble des Portes du Soleil, à cheval sur les deux pays. Il tombe de l'eau ou de la neige 149 jours par an.

10

Jougne (25)

4,2 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,7 °C
Jours de gel
115 jours
Jours de neige
8 jours

Jougne garde un ancien passage vers la Suisse et enregistre 8,7 °C de moyenne. Le village se tient vers 1 000 mètres dans le Haut-Doubs, sur la route qu'empruntaient autrefois le sel et les marchands en direction de Lausanne. Les pâturages et les sapins y dessinent un paysage façonné par des hivers longs. La commune compte 155 jours de précipitations par an.

11

Val-Cenis (73)

4,1 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,8 °C
Jours de gel
135 jours
Jours de neige
207 jours

Val-Cenis est née en 2017 de la fusion de cinq villages de Haute-Maurienne et affiche 8,8 °C. La commune commande le col du Mont-Cenis, passage historique vers l'Italie. Sa vallée est l'une des plus sèches des Alpes françaises, avec 110 jours de précipitations seulement, parce que les massifs frontaliers arrêtent les perturbations avant qu'elles n'y parviennent. Le froid y vient de l'altitude, pas de l'humidité.

12

Les Fourgs (25)

4,1 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,8 °C
Jours de gel
105 jours
Jours de neige
60 jours

Les Fourgs revendique le titre de plus haute commune du Doubs, sur un plateau frontalier qui domine Pontarlier. La moyenne annuelle s'établit à 8,8 °C. Le village, largement ouvert au sud, cumule 2 036 heures de soleil, davantage que la moyenne française, ce qui rappelle que froid et grisaille ne vont pas forcément ensemble. Les précipitations tombent 153 jours par an.

13

Foncine-le-Haut (39)

4,0 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
8,9 °C
Jours de gel
117 jours
Jours de neige
45 jours

Foncine-le-Haut s'allonge dans une haute vallée jurassienne, sur le cours naissant de la Saine. La moyenne annuelle atteint 8,9 °C. Le fond de vallée fonctionne comme un piège à air froid, un grand classique du massif, et le village a longtemps vécu du bois et du tournage sur bois. On y relève 155 jours de précipitations par an.

14

Langogne (48)

3,9 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
9,0 °C
Jours de gel
96 jours
Jours de neige
14 jours

Langogne rompt avec le Jura et les Alpes. Le bourg se tient à près de 900 mètres en Lozère, sur le haut Allier, aux confins du Gévaudan et du Vivarais. Sa moyenne de 9,0 °C rappelle que le Massif central produit un froid comparable à celui de la montagne, par simple éloignement des mers. Il n'y pleut que 112 jours par an, nettement moins que dans le Jura, et le soleil y dépasse 2 000 heures.

15

Saint-Chaffrey (05)

3,9 °C sous la moyenne nationale
Température moyenne
9,0 °C
Jours de gel
142 jours
Jours de neige
141 jours

Saint-Chaffrey ferme ce classement à 9,0 °C, et détient surtout un autre record. Avec 2 192 heures de soleil et seulement 97 jours de précipitations, c'est de loin la plus lumineuse et la plus sèche des quinze. Le Briançonnais bénéficie d'un climat d'abri, protégé de tous côtés par les massifs qui l'entourent. Froid vif, ciel bleu et air sec y vont ensemble, une combinaison qui a fait la réputation du lieu.

Ce que le froid révèle du territoire

La température moyenne dessine une France à part, celle de l'altitude. Quatre lectures croisées avec les autres classements officiels, qui défont quelques idées reçues sur les villes de montagne.

Le froid ne fixe pas le prix, le ski oui

Les deux communes les plus froides de France sont aussi parmi les plus chères du pays. Val-d'Isère, en tête du classement avec 4,6 degrés de moyenne, s'échange au-dessus de 13 000 euros le mètre carré, et Tignes dépasse 9 000. Dès la troisième place, tout s'effondre. Bois-d'Amont tombe à 2 772 euros, Mouthe à 2 285, Langogne à 1 324. Ce n'est donc pas le froid qui fait le prix, mais la présence d'un domaine skiable de renommée internationale.

Le froid n'a rien à voir avec le niveau de vie

Plusieurs des communes les plus froides de France comptent aussi parmi les plus aisées, et le climat n'y est pour rien. Jougne affiche 39 910 euros de revenu médian, Métabief 38 280, Prémanon 38 060. Toutes trois sont collées à la frontière suisse, et leurs habitants vont travailler de l'autre côté. Val-d'Isère, pourtant la plus froide du pays, plafonne à 23 400 euros, et Langogne en Lozère à 21 170. Le thermomètre ne dit rien du portefeuille, la frontière beaucoup.

Le grand âge préfère la côte douce à la montagne

On imagine volontiers la montagne peuplée de retraités. Les chiffres disent l'inverse. Métabief affiche 36,4 ans de moyenne d'âge, Prémanon 36,6, Jougne et Tignes 37,1, très loin sous la moyenne des communes françaises qui atteint 44,5 ans. Les stations et l'emploi frontalier y retiennent des actifs jeunes. Les communes vraiment âgées bordent le littoral atlantique, à Jard-sur-Mer ou Arcachon, sous un climat doux, avec des moyennes proches ou supérieures à 60 ans.

Le froid ne rime pas avec la grisaille

L'altitude apporte le froid, mais aussi la lumière. Saint-Chaffrey, dans le Briançonnais, cumule 2 192 heures de soleil et seulement 97 jours de précipitations, tout en figurant parmi les quinze communes les plus froides de France. Métabief et Jougne dépassent aussi 2 000 heures, au-dessus de la moyenne nationale. Le Haut-Jura, lui, reste bien plus arrosé, avec 161 jours de précipitations aux Rousses. Froid et gris ne vont pas toujours ensemble.

Questions fréquentes

C'est Briançon, dans les Hautes-Alpes, avec 9,2 °C de température moyenne. C'est aussi la plus haute ville de France, à plus de 1 300 mètres. Viennent ensuite Chamonix, puis les villes du Haut-Doubs comme Pontarlier et Morteau. Toutes doivent leur froid à l'altitude et à l'éloignement de la mer.

En été, c'est en altitude, dans les Alpes et le Massif central, qu'il fait le plus froid. Au-dessus de 2 000 mètres, des sommets comme l'Aiguille du Midi restent proches de 0 °C même en juillet. Parmi les communes habitées, les villages de haute montagne et les fonds de vallée alpins (Savoie, Hautes-Alpes) gardent les nuits les plus fraîches. Notre classement des villes les plus froides reflète cette logique d'altitude, commune par commune.

Parce que la température baisse d'environ un demi-degré tous les cent mètres d'altitude. Les Alpes, le Jura, les Vosges et le Massif central concentrent donc les villes les plus froides. Loin de l'océan, qui adoucit les extrêmes, ces reliefs connaissent aussi des hivers plus longs et un gel qui peut durer plus de cent jours par an.

Mouthe, dans le Haut-Doubs, détient régulièrement les records de froid du pays, avec des pointes sous les −30 °C. Mais un record ponctuel n'est pas la même chose qu'une moyenne annuelle : sur l'année entière, les hautes villes alpines restent plus froides. Mouthe compte par ailleurs moins de 1 000 habitants, en dessous du seuil de ce classement, qui retient les villes.

Elle vient des relevés de Météo-France, à travers la grille climatique SAFRAN qui couvre toute la France. On prend la moyenne des trois dernières années pour chaque commune, afin de lisser les variations d'une saison à l'autre. Le chiffre affiché est donc une température moyenne sur l'ensemble de l'année, jour et nuit confondus.

La température moyenne résume toute l'année, étés compris : une ville de montagne peut afficher 9 °C de moyenne tout en connaissant de belles journées d'été. Le record de froid, lui, est une valeur extrême atteinte une seule fois, souvent lors d'une nuit d'hiver claire. Les deux ne désignent pas les mêmes villes.

Non. La plupart sont des stations de montagne aux étés courts mais parfois ensoleillés et agréables. Briançon, par exemple, compte plus de 2 000 heures de soleil par an, autant que certaines villes du Sud-Ouest. C'est l'hiver, long et neigeux, qui fait chuter la moyenne annuelle.

Oui. Il repose sur une moyenne glissante des trois dernières années disponibles, mise à jour au fil des données de Météo-France. Le climat évoluant lentement, ce type de classement bouge peu d'une année sur l'autre.