En moyenne sur trois ans (2023-2025), la grande ville la plus sûre de France est Neuilly-sur-Seine (92), avec 1,2 agression pour 1 000 habitants recensée par le ministère de l'Intérieur, soit près de trois fois moins que la moyenne nationale. Suivent Pessac et Rueil-Malmaison. Des communes résidentielles où l'on vit à l'écart de la violence de rue.
1 869 communes classéesSource : SSMSI 2023-2025
Ville la plus sûre : Neuilly-sur-Seine, 1,2Médiane du top : 4,5Moyenne nationale : 3,1 agressions pour 1 000 habitants122 communes · SSMSI 2023-2025
#
Commune
Violence aux personnesagressions pour 1 000 habitants
Évolution 3 ans
Autres risques du résident
1
Neuilly-sur-Seine92
Cambriolages 6,5Vols de véhicule 2,5
1,2
+27%
Cambriolages 6,5 au-dessusVols de véhicule 2,5 au-dessus
2
Pessac33
Cambriolages 11,4Vols de véhicule 1,2
1,4
-20%
Cambriolages 11,4 au-dessusVols de véhicule 1,2 sous la moyenne
3
Rueil-Malmaison92
Cambriolages 9,5Vols de véhicule 2,0
1,5
+13%
Cambriolages 9,5 au-dessusVols de véhicule 2,0 au-dessus
4
Boulogne-Billancourt92
Cambriolages 3,9Vols de véhicule 1,9
1,7
+18%
Cambriolages 3,9 sous la moyenneVols de véhicule 1,9 sous la moyenne
5
Levallois-Perret92
Cambriolages 3,9Vols de véhicule 1,8
1,8
-18%
Cambriolages 3,9 sous la moyenneVols de véhicule 1,8 sous la moyenne
6
Courbevoie92
Cambriolages 3,5Vols de véhicule 1,6
1,9
+12%
Cambriolages 3,5 sous la moyenneVols de véhicule 1,6 sous la moyenne
7
Antony92
Cambriolages 7,6Vols de véhicule 2,1
1,9
stable
Cambriolages 7,6 au-dessusVols de véhicule 2,1 au-dessus
8
Issy-les-Moulineaux92
Cambriolages 5,8Vols de véhicule 2,0
1,9
+63%
Cambriolages 5,8 au-dessusVols de véhicule 2,0 au-dessus
9
Maisons-Alfort94
Cambriolages 5,3Vols de véhicule 2,0
2,0
+4%
Cambriolages 5,3 sous la moyenneVols de véhicule 2,0 au-dessus
10
Clamart92
Cambriolages 7,0Vols de véhicule 2,3
2,0
+37%
Cambriolages 7,0 au-dessusVols de véhicule 2,3 au-dessus
11
Saint-Maur-des-Fossés94
Cambriolages 7,8Vols de véhicule 1,9
2,1
-39%
Cambriolages 7,8 au-dessusVols de véhicule 1,9 sous la moyenne
12
Mérignac33
Cambriolages 9,6Vols de véhicule 2,5
2,1
+22%
Cambriolages 9,6 au-dessusVols de véhicule 2,5 au-dessus
13
Colombes92
Cambriolages 7,4Vols de véhicule 2,7
2,5
-7%
Cambriolages 7,4 au-dessusVols de véhicule 2,7 au-dessus
14
Sartrouville78
Cambriolages 6,1Vols de véhicule 1,8
2,6
+21%
Cambriolages 6,1 au-dessusVols de véhicule 1,8 sous la moyenne
15
Versailles78
Cambriolages 4,8Vols de véhicule 1,4
2,6
+8%
Cambriolages 4,8 sous la moyenneVols de véhicule 1,4 sous la moyenne
16
Asnières-sur-Seine92
Cambriolages 3,5Vols de véhicule 1,9
2,6
+9%
Cambriolages 3,5 sous la moyenneVols de véhicule 1,9 sous la moyenne
17
Villejuif94
Cambriolages 6,1Vols de véhicule 2,9
2,7
+36%
Cambriolages 6,1 au-dessusVols de véhicule 2,9 au-dessus
18
Saint-Herblain44
Cambriolages 7,3Vols de véhicule 4,9
2,8
stable
Cambriolages 7,3 au-dessusVols de véhicule 4,9 au-dessus
19
Cagnes-sur-Mer06
Cambriolages 4,5Vols de véhicule 1,6
2,8
stable
Cambriolages 4,5 sous la moyenneVols de véhicule 1,6 sous la moyenne
20
Fontenay-sous-Bois94
Cambriolages 9,9Vols de véhicule 3,6
2,8
+15%
Cambriolages 9,9 au-dessusVols de véhicule 3,6 au-dessus
21
Villeneuve-d'Ascq59
Cambriolages 7,9Vols de véhicule 6,4
2,9
stable
Cambriolages 7,9 au-dessusVols de véhicule 6,4 au-dessus
22
Cherbourg-en-Cotentin50
Cambriolages 2,3Vols de véhicule 0,8
3,0
-11%
Cambriolages 2,3 sous la moyenneVols de véhicule 0,8 sous la moyenne
23
Cholet49
Cambriolages 5,2Vols de véhicule 1,5
3,0
+11%
Cambriolages 5,2 sous la moyenneVols de véhicule 1,5 sous la moyenne
24
Champigny-sur-Marne94
Cambriolages 4,9Vols de véhicule 2,8
3,1
+29%
Cambriolages 4,9 sous la moyenneVols de véhicule 2,8 au-dessus
25
Chelles77
Cambriolages 7,7Vols de véhicule 2,4
3,1
-4%
Cambriolages 7,7 au-dessusVols de véhicule 2,4 au-dessus
Comment lire ce classement ?
Les taux sont des moyennes 2023-2025 (SSMSI, violences aux personnes enregistrées) ; les écarts serrés entre communes voisines ne sont pas significatifs. La barre violette situe le taux sur une échelle de 0 à 10 agressions pour 1 000 habitants ; le trait pointillé marque la moyenne nationale (3,1). L'étiquette « violence sous-estimée » désigne une ville au score de sécurité global correct, mais où la violence de rue est deux fois la moyenne : le danger ne se voit pas dans le classement habituel. Les vols sans violence (pickpockets) ne sont pas comptés : ils suivent le tourisme, pas la vie d'un habitant.
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Le top 15 en détail
Ville par ville, ce qui explique un tel calme pour un futur habitant : caractère résidentiel, tissu peu exposé aux flux, et moyens de sécurité. Un palmarès des grandes villes, à lire avec le caveat des petites communes non mesurées.
1
Neuilly-sur-Seine (92)
violence ×0,4 la moyenne
Violence aux personnes
1,2
×0,4 la moyenne
Cambriolages
6,5
au-dessus
Vols de véhicule
2,5
au-dessus
Neuilly-sur-Seine est la grande ville la plus sûre de France : 1,2 agression pour 1 000 habitants sur trois ans, près de trois fois moins que la moyenne. Le calme y a une explication assumée par les chiffres. C'est l'une des communes les plus aisées du pays, avec un revenu médian d'environ 56 000 euros, le double de la moyenne nationale. Ville résidentielle bourgeoise de l'ouest parisien, sans grande gare ni site touristique qui attireraient les flux, elle y ajoute des moyens : une police municipale d'une soixantaine d'agents armés, une brigade de nuit créée en 2018, et plus de cinq cents caméras de vidéoprotection. Le revers, c'est le prix : Neuilly est aussi l'une des adresses les plus chères, et les plus inégalitaires, de France.
Pessac casse le monopole francilien : deuxième ville la plus sûre de France, c'est une banlieue sud-ouest de Bordeaux, à 1,4 agression pour 1 000 habitants. Sa tranquillité tient à sa forme. Étalée sur près de 39 kilomètres carrés, à la densité modérée, elle aligne des quartiers pavillonnaires calmes et verdoyants, plus de trois cents hectares d'espaces naturels dont la forêt du Bourgailh, et près d'un habitant sur deux propriétaire de son logement. La ville a armé sa police municipale et déployé un centre de supervision urbain. Pessac cultive deux fiertés rares : la Cité Frugès, un ensemble de maisons ouvrières signé Le Corbusier classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, et, sur ses coteaux, le Château Haut-Brion, seul cru des Graves classé premier grand cru dès 1855.
Rueil-Malmaison offre le calme d'une ville-jardin aux portes de Paris. Troisième au classement, avec 1,5 agression pour 1 000 habitants, elle le doit à un urbanisme résidentiel de faible hauteur : près d'un quart de maisons individuelles, 520 hectares d'espaces verts et de forêt, une densité trois fois moindre que celle de Boulogne voisine. Le revenu médian y avoisine 38 000 euros, bien au-dessus de la moyenne, et la pauvreté y est basse. La commune porte un nom d'Histoire. Le château de Malmaison, acheté par Joséphine de Beauharnais en 1799, fut la dernière résidence de Napoléon en France, en 1815 ; la ville a d'ailleurs pris le nom du domaine en 1928.
Boulogne-Billancourt prouve qu'une grande ville dense peut rester sûre. Avec près de 120 000 habitants, c'est la plus peuplée des Hauts-de-Seine, et pourtant l'une des plus tranquilles de France : 1,7 agression pour 1 000 habitants. La densité y est forte, mais le profil est protecteur. Commune très aisée, revenu médian de 40 000 euros, pauvreté sous les 11 %, quatre actifs sur dix cadres, elle est d'abord résidentielle et tertiaire, loin des flux touristiques. Son passé, lui, est industriel et glorieux : les studios de Boulogne ont tourné plus de trois cents films, et l'île Seguin, berceau des usines Renault, se reconvertit depuis vingt ans en un nouveau quartier de ville.
Levallois-Perret est le contre-exemple parfait de l'idée reçue « sûr égale peu peuplé ». Réputée l'une des communes les plus densément peuplées d'Europe, avec près de 26 000 habitants au kilomètre carré, elle affiche pourtant 1,8 agression pour 1 000 habitants. Ici le calme ne vient pas de l'espace, mais du tissu et des moyens : une commune résidentielle et tertiaire aisée, une police municipale de près de soixante-dix agents ouverte jour et nuit, et un réseau de vidéoprotection installé dès 1991, parmi les tout premiers de France. Longtemps fief de Patrick Balkany, son maire de 2001 à 2020, Levallois concentre sur un peu plus de deux kilomètres carrés de nombreux sièges d'entreprises.
Courbevoie vit à l'ombre des tours de La Défense, et s'en porte bien. Une partie du premier quartier d'affaires d'Europe s'étend sur son territoire, dont la Tour First, plus haut gratte-ciel de France. Mais derrière les bureaux, Courbevoie est aussi une vraie ville résidentielle, prisée des jeunes cadres, aux revenus élevés. Résultat : 1,9 agression pour 1 000 habitants, l'une des grandes villes les plus sûres du pays. La commune s'appuie sur un réseau de plus de cent soixante caméras, contrôlées jour et nuit par des agents assermentés, et pratique la vidéo-verbalisation depuis 2017. Affaires le jour, quartiers calmes le soir : l'équilibre lui réussit.
Antony offre, selon sa mairie, une qualité de vie de province aux portes de Paris. Au sud des Hauts-de-Seine, la ville est résidentielle et familiale, avec près de six habitants sur dix propriétaires et une majorité de logements construits après 1970. Son taux de violence, 1,9 pour 1 000, la place parmi les plus sûres de France. La sécurité y repose surtout sur la technologie : plus de six cents caméras de voie publique surveillées jour et nuit, la police municipale ne comptant elle qu'une poignée d'agents. Atout vert de taille, le domaine départemental de Sceaux déborde sur la commune, qui en accueille une soixantaine d'hectares.
Issy-les-Moulineaux a fait de la sécurité une affaire de prévention autant que de caméras. Reconnue par une enquête de presse comme l'une des douze villes les plus sûres de France de sa taille, elle affiche 1,9 agression pour 1 000 habitants. Commune aisée du sud-ouest parisien, revenu médian de près de 38 000 euros, elle mise sur une politique volontariste de partenariat avec le commissariat et d'action socio-éducative, plus que sur la seule vidéoprotection. Son autre visage est numérique. Surnommée Issy-les-Médias, elle abrite le plus grand cluster télécoms et médias de France, et le siège mondial d'Orange s'y dresse depuis 2018.
Maisons-Alfort apporte au classement une touche de Val-de-Marne. Ville résidentielle stable, avec plus de neuf logements sur dix en résidence principale et une faible vacance, elle affiche 2,0 agressions pour 1 000 habitants. La municipalité a beaucoup investi dans la tranquillité : un centre de supervision de plus de cent caméras surveillé jour et nuit, et un nouveau poste de police municipale, pour un budget de plusieurs millions d'euros. La ville abrite une institution unique : l'École nationale vétérinaire d'Alfort, fondée en 1766, la plus ancienne grande école vétérinaire au monde encore installée sur son site d'origine.
Clamart est une ville coupée en deux par la forêt, et c'est tout son charme. La forêt domaniale de Meudon, le plus grand massif boisé aux portes de Paris, sépare le vieux Bas-Clamart des quartiers plus récents. Autour, un tissu à forte dominante pavillonnaire, des familles aisées, une majorité de propriétaires. La ville affiche 2,0 agressions pour 1 000 habitants. Elle s'appuie sur une police municipale d'une trentaine d'agents et un centre de supervision de près de deux cent cinquante caméras, avec des patrouilles jusqu'au petit matin. Un cadre vert et résidentiel qui explique, pour beaucoup, sa tranquillité.
Saint-Maur-des-Fossés doit son calme à la géographie autant qu'à son standing. La ville forme une presqu'île, enserrée par la dernière grande boucle de la Marne, une configuration qui limite naturellement le transit. C'est l'une des communes les plus cossues du Val-de-Marne : un tiers de maisons individuelles, une majorité de propriétaires, un revenu médian parmi les plus élevés du département. La municipalité y défend jalousement ses quartiers pavillonnaires. Elle s'appuie sur une trentaine de policiers municipaux armés et près de cent soixante-quinze caméras couvrant tout le territoire, dont les douze kilomètres de bords de Marne. Avec 2,1 agressions pour 1 000 habitants, le quartier chic de La Varenne et ses guinguettes cultivent un air de villégiature.
Mérignac, deuxième ville de Gironde, referme le club bordelais du classement. Banlieue ouest de Bordeaux, étalée et de densité modérée, elle mêle quartiers pavillonnaires familiaux et grands espaces verts comme le bois du Burck. Son taux de violence, 2,1 pour 1 000, tient à ce caractère résidentiel et à un dispositif de sécurité parmi les plus étoffés du top : un centre de supervision ouvert fin 2023, plus de quatre cents caméras, et une police municipale de près de quarante agents avec brigade de nuit. Mérignac est surtout connue pour son ciel : l'aéroport de Bordeaux y est implanté, tout comme un pôle aéronautique majeur, avec l'usine Dassault qui assemble le Rafale.
Colombes rompt avec le portrait-robot du reste du classement, et c'est ce qui la rend intéressante. Ici, pas de fief bourgeois : la ville, la plus peuplée de ce top, a un revenu médian inférieur à la moyenne des Hauts-de-Seine et compte trois quartiers prioritaires. Elle ressort pourtant calme sur le seul indicateur qui compte pour un résident, la violence aux personnes, à 2,5 pour 1 000. La preuve qu'une commune plus populaire n'est pas synonyme de danger. Colombes a renforcé sa police municipale, passée de quarante à soixante-cinq agents, et déployé un centre de supervision. Son emblème est sportif : le stade Yves-du-Manoir, cœur des Jeux de 1924, a accueilli le hockey de Paris 2024, un siècle plus tard.
Sartrouville confirme que la tranquillité ne se réduit pas à la richesse. Sur les bords de Seine, dans les Yvelines, c'est une ville résidentielle et familiale, plus modeste que les autres du classement, avec un quartier prioritaire, le Plateau, en pleine rénovation urbaine. Elle affiche pourtant 2,6 agressions pour 1 000 habitants, dans la moyenne basse. Son calme tient moins à l'aisance qu'à un urbanisme pavillonnaire, une forte proportion de propriétaires et un effort municipal soutenu : une quarantaine de policiers municipaux présents jour et nuit, équipés de caméras-piétons. Bien reliée à Paris par le RER A, la ville soigne aussi sa vie culturelle, avec un théâtre labellisé centre dramatique national.
Versailles ferme ce top 15, et personne ne s'en étonnera. La ville royale, dominée par son château, cultive depuis plus d'un siècle une réputation de calme qui a attiré une bourgeoisie de cadres et de professions libérales. Le revenu médian y dépasse largement la moyenne, la population est très diplômée, la densité modérée pour une grande ville d'Île-de-France. Elle affiche 2,6 agressions pour 1 000 habitants. La sécurité s'y organise à l'échelle intercommunale, avec un centre de supervision mutualisé et plus de cent soixante caméras. Le château et son parc, premier site français inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979, résument la ville : un patrimoine hors norme et une tranquillité de longue date.
Une ville tranquille pour les agressions ne l'est pas forcément sur tous les fronts. Deux lectures qui nuancent le classement, en croisant la violence aux autres formes de délinquance.
Sûr ne veut pas dire à l'abri de tout
La sécurité n'est pas un bloc. Être parmi les grandes villes les plus tranquilles pour les agressions ne protège pas des cambriolages, les deux ne vont pas ensemble. Pessac et Mérignac, près de Bordeaux, figurent parmi les plus sûres mais affichent près du double de cambriolages de la moyenne nationale, quand Boulogne-Billancourt cumule calme et faible taux. Une ville sûre demande quand même de fermer à clé.
Les grandes villes les plus sûres se concentrent à l'ouest de Paris, où elles cumulent aisance et proximité de la capitale. Ce profil a un revers. À Neuilly ou Levallois, très calmes pour les agressions, on compte plus de vols pour mille habitants que dans bien des villes réputées agitées. La richesse et le flux vers la capitale attirent les vols à la tire, un risque distinct de la violence.
Parmi les grandes villes de plus de 50 000 habitants, la plus sûre de France est Neuilly-sur-Seine, avec 1,2 agression pour 1 000 habitants sur trois ans, soit près de trois fois moins que la moyenne nationale. Viennent ensuite Pessac, près de Bordeaux, et Rueil-Malmaison. Attention toutefois : les communes les plus sûres dans l'absolu sont souvent de petites villes et des villages, mais beaucoup enregistrent trop peu de faits pour être classés. Ce palmarès porte donc sur les grandes villes, là où la donnée est fiable.
En moyenne sur trois ans (2023-2025), les dix grandes villes au plus faible taux de violence aux personnes sont Neuilly-sur-Seine, Pessac, Rueil-Malmaison, Boulogne-Billancourt, Levallois-Perret, Courbevoie, Antony, Issy-les-Moulineaux, Maisons-Alfort et Clamart. On y trouve surtout des communes résidentielles aisées de l'ouest parisien, plus quelques villes de la banlieue de Bordeaux. Le taux d'agressions y est deux à trois fois inférieur à la moyenne nationale.
Pour un résident, les villes les plus tranquilles sont des communes résidentielles et familiales, à l'écart des grands flux touristiques et commerciaux. Dans les grandes villes, ce profil se concentre dans la couronne aisée de l'ouest parisien (Neuilly, Boulogne, Rueil, Versailles) et dans certaines banlieues de province (Pessac, Mérignac près de Bordeaux). Le bon réflexe n'est pas de regarder le total des délits, gonflé par les vols dans les zones touristiques, mais la violence aux personnes, le seul risque qui touche vraiment la vie quotidienne. À l'échelle d'un quartier, mieux vaut aussi visiter aux heures creuses et le soir avant de choisir.
Parce que la sécurité va souvent de pair avec le niveau de vie et le caractère résidentiel. Ces communes comptent peu de commerces de flux, pas de grande gare ni de site touristique, une population familiale plutôt stable, et des budgets municipaux qui financent des polices municipales étoffées et des réseaux de vidéoprotection denses. Ce n'est pas une question de faible densité, certaines de ces villes sont parmi les plus denses de France, mais de tissu urbain et de moyens. Le revers, c'est le prix : ces adresses figurent aussi parmi les plus chères de France.
Parmi les grandes villes, la couronne ouest de l'agglomération parisienne domine nettement : les Hauts-de-Seine placent à eux seuls la moitié du top 15, avec les Yvelines et le Val-de-Marne résidentiel juste derrière. Hors Île-de-France, la banlieue résidentielle de Bordeaux (Pessac, Mérignac) se distingue. Plus largement, la violence aux personnes est plus faible dans les territoires ruraux et périurbains que dans les cœurs de grandes agglomérations, mais ces zones sont mal mesurées par la statistique communale. À l'inverse, ce sont des villes moyennes du Nord, de l'Est et du littoral qui concentrent les taux les plus élevés.
Ce classement porte sur les grandes villes, celles de plus de 50 000 habitants, car ce sont les seules où le nombre de faits sur trois ans est assez élevé pour que le taux soit statistiquement fiable. Les communes les plus sûres dans l'absolu sont souvent de petites villes ou des villages, mais beaucoup enregistrent trop peu de faits pour figurer dans les statistiques publiques : le secret statistique masque les communes de moins de cinq faits sur trois ans. Une commune absente de la donnée n'est donc pas forcément « sûre », elle est simplement trop petite pour être mesurée.
Ce palmarès s'adresse à qui cherche un endroit tranquille où s'installer. On classe sur la violence aux personnes dans l'espace public, pas sur le total des délits : les vols visant les touristes ou les commerces suivent le flux, pas la vie quotidienne d'un habitant. Les villes en tête sont surtout des communes résidentielles aisées, où la faible exposition à la violence de rue va de pair avec un tissu peu commerçant et peu touristique, et des moyens de police municipale et de vidéoprotection largement au-dessus de la moyenne.